En droit français, déshériter totalement ses enfants est théoriquement impossible. La loi protège strictement la « réserve héréditaire », imposant qu’une part minimale du patrimoine revienne obligatoirement à la descendance direct.
Pourtant, certains seniors souhaitent privilégier un seul de leurs enfants, aider un petit-enfant en particulier, soutenir un tiers, ou simplement profiter pleinement de leur vivant de l'argent qu'ils ont mis toute une vie à accumuler dans leur pierre.
Alors, comment réduire l'héritage immobilier transmis à ses descendants tout en restant parfaitement dans le cadre légal ?
La réponse réside dans un outil financier méconnu : le Prêt Viager Hypothécaire (PVH).
Le Prêt Viager Hypothécaire (PVH) est un crédit de trésorerie garanti par une hypothèque de 1er rang sur un bien immobilier.
Il s'adresse aux propriétaires séniors de 60 ans et plus.
Son principe modifie la donne en matière de succession :
Déblocage d'un capital immédiat : Vous recevez une somme allant de 50 000 € jusqu'à 1 000 000 € (selon votre âge et la valeur du bien).
Zero mensualité : Vous ne remboursez rien de votre vivant (aucun capital, aucun intérêt).
Remboursement In Fine différé : Le capital emprunté ET les intérêts cumulés ne seront remboursés qu'au moment de votre décès (ou lors de la vente du bien de votre vivant).
Lorsqu'un propriétaire souscrit un PVH, la banque inscrit une hypothèque. Au décès de l'emprunteur, la dette finale (capital + intérêts capitalisés) est prélevée en priorité sur la valeur du bien immobilier.
Si l'emprunteur utilise la trésorerie libre pour voyager, financer son train de vie ou ses dépenses quotidiennes, le capital est définitivement consommé. À son décès, la dette rembourse une grande partie (voire la quasi-totalité) de la valeur de la maison.
Les descendants ne récupèrent donc que le solde éventuel, réduisant considérablement la valeur nette de la succession. (Note : la dette est plafonnée à la valeur du bien, les héritiers ne peuvent jamais hériter d'une dette supérieure à la maison).
La trésorerie issue du PVH étant totalement libre d'usage (hors projets pro ou immo lourds), l'emprunteur peut décider d'accorder une donation de son vivant :
À un seul de ses enfants (en utilisant la quotité disponible).
Directement à un ou plusieurs petits-enfants pour les aider à s'installer.
À une personne tierce ou une association.
En monétisant le bien immobilier de son vivant sans le vendre, le sénior transfère la valeur de la pierre vers du cash, redistribué ou dépensé selon sa seule volonté.
Contrairement au viager classique où l'on vend son bien à un tiers, le PVH conserve vos droits :
Vous restez 100 % propriétaire de votre logement.
Aucune assurance emprunteur n'est exigée.
Aucun test de santé ni questionnaire médical poussé.
Pas de calcul d'endettement classique (seul un reste à vivre minimal est vérifié s'il reste d'autres prêts).
Liberte d'usage des fonds accordée sur attestation sur l'honneur.
Pour pouvoir utiliser cette solution et disposer librement de sa valeur immobilière, la banque et l'intermédiaire appliquent des critères stricts :
Profil : Emprunteur(s) de 60 ans minimum (tous les deux si couple), résidents fiscaux français.
Pleine propriété obligatoire : Le bien ne doit pas faire l'objet d'un démembrement (usufruit/nue-propriété) ni d'une indivision hors des emprunteurs.
Pas d'autres habitants : Le bien ne doit être occupé que par les propriétaires eux-mêmes (pas d'enfants majeurs ou de tiers hébergés sur place).
Type de bien : Maison ou appartement en France métropolitaine d'une valeur supérieure à 150 000 € (ou 200 000 € selon les partenaires).
Utilisation des fonds : Interdiction d'utiliser le PVH pour racheter des crédits conso existants, financer une activité professionnelle ou réaliser des travaux immobiliers lourds (> 75 000 €).
Sans violer la réserve héréditaire au sens strict du Code civil, le Prêt Viager Hypothécaire offre une liberté totale aux seniors propriétaires. En transformant la valeur de leur bien en liquidités immédiatement consommables ou transmissibles de leur vivant, ils conservent leur toit jusqu'au bout tout en décidant eux-mêmes de ce qu'il adviendra de leur patrimoine financier.
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Anne : 06 33 05 34 43
a.charlier@credya.fr